Aujourd’hui, on connaît parfaitement les besoins alimentaires sources du chat ou du chien ! Et seule l’alimentation industrielle est en mesure de les satisfaire tous…

Aujourd’hui, on connaît parfaitement les besoins alimentaires du chat ou du chien !

Cela, c’est en effet ce que vont essayer de vous faire croire tous les fabricants de croquettes, assistés de leurs complices, les marchands de ces mêmes croquettes, et donc, dans de nombreux pays, la France par exemple, les vétérinaires y compris.

En effet, plus le public est persuadé que la ration doit être calibrée au plus juste, en quantité comme en pourcentage, plus facilement il se laisse convaincre que seule l’alimentation industrielle de type croquette est à même de répondre à cette nécessité de calibration, au détriment de la ration ménagère.

D’ailleurs, dans leur argumentation, les promoteurs de l’alimentation industrielle se gardent en général de trop dénigrer la ration ménagère ; ils précisent seulement qu’elle doit être « équilibrée », et bien entendu « complétée » ! Complétée bien sûr par des nutriments d’origine industrielle. Ce dernier procédé est d’ailleurs diaboliquement habile. Rien ne peut mieux suggérer la situation carencée d’un type d’alimentation qu’établir pour principe qu’elle n’est acceptable qu’à condition d’être complétée !

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Vous pourrez trouver partout des formules à prétention quasi scientifique pour définir la ration idéale, censées tenir compte non seulement de l’âge et du sexe, mais aussi du niveau d’activité, ou de certaines situations particulières (cas de la chienne gravide par exemple).

Voilà qui ne saurait impressionner que les gogos ! Rien de réellement scientifique dans tout cela, mais surtout beaucoup d’empirisme.

C’est qu’une démarche scientifique imposerait des expérimentations « grandeur nature », impliquant un très grand nombre d’animaux, avec comparaison avec des groupes témoin (des groupes qui continueraient d’être nourris de manière naturelle, par exemple), et comparaisons chiffrées entre les résultats de chacun de ces groupes.

Or, sachez-le, et malgré ce qu’essayent de faire croire les industriels et leurs complices, de telles études n’existent tout simplement pas. Certaines marques suggèrent par exemple qu’elles disposeraient d’importants « chenils » expérimentaux ! Heureusement que ce n’est pas vrai, la vie en chenil étant toujours à l’opposé d’un mode vie souhaitable pour tous les représentants de l’espèce canine.

La vérité est qu’on n’en sait guère plus, et plutôt moins, sur les besoins alimentaires du chien, que ce que l’on en sait pour nous-mêmes ! Et si vous mettez en perspectives les recommandations des nutritionnistes, dont chacun sait comme elles peuvent varier non seulement selon les époques, mais aussi les écoles, pour ne pas dire les modes, vous aurez, convenez-en, surtout l’impression d’une vaste cacophonie.

Toutes ces considérations n’ont au plus qu’une importance relative : pourvu que l’alimentation soit suffisamment riche et diversifiée (et donc tout au contraire des affirmations des industriels), la nature saura parfaitement opérer les tris nécessaires et se « servir » au mieux de ses intérêts. Et n’a nul besoin de formules savantes pour cela. Quant à prétendre faire ce travail à sa place, c’est au mieux, beaucoup de prétention, au pire beaucoup d’hypocrisie.

Une alimentation naturelle de bonne qualité et suffisamment diversifiée reste le plus sûr moyen de permettre au système digestif de votre chien une réponse optimale à l’ensemble des besoins de son organisme.

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