Les races à poil long doivent recevoir une alimentation particulière, pour compenser l’effort de production de ce poil long

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A priori, cela tombe sous le sens ! Si l’on compare le manteau d’un Boxer avec celui de certains poils longs, il semble bien que le doute ne soit pas possible.

Et pourtant, cette évidence apparente, comme beaucoup d’autres évidences apparentes, est complètement fausse.

Tout d’abord, il faut avoir conscience qu’une fourrure longue est composée de poils dont la période de croissance ne représente que la partie la plus courte de leur vie : de l’ordre de 20 %. Pendant la plus longue partie de la vie d’un poil long, il n’y a aucune croissance, et donc « aucun effort » de production de matière pilaire de la part de l’organisme.

Or, il se trouve que c’est exactement le contraire pour un poil ras : pour des raisons que je ne développerai pas ici, un poil ras se renouvelle en permanence, comme pourraient en témoigner tous les propriétaires, qui se trouvent avoir à lutter tout au long de l’année contre l’envahissement de leur appartement par les poils perdus de leur compagnon.


Car voilà bien le paradoxe : en réalité, un poil ras produit sur l’année au moins autant, sinon beaucoup plus de « matière pilaire » qu’un poil long ! Il est donc tout simplement absurde de prétendre qu’il faudrait une nourriture particulière pour les poils longs.


Michel Georgel

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