Vrai ou faux : mon chien se venge, car il détruit tout en mon absence !

Vous avez laissé votre chien, seul, à votre domicile, et à votre retour, déception ! Les dégradations s’ajoutent aux dégradations ! Parfois même, cerise sur le gâteau, enfin si l’on ose dire, aux dégradations peuvent s’ajouter… des déjections !

Pour vous, l’affaire est entendue : le chien n’a pas supporté que vous l’ayez laissé seul, et c’est ainsi sa manière à lui de vous punir.

Et très souvent, le comportement même du délinquant vous conforte dans notre intuition : tantôt, il fanfaronne, comme s’il était particulièrement fier de lui ; dans d’autres cas, il prend l’air piteux d’un mauvais garçon pris en flagrant délit…

Qu’en est-il réellement ? Essayons, sinon d’y voir clair, tout au moins d’ouvrir quelques pistes.

Pour commencer, si nous nous en tenons à la « Doxa » officielle, répétée à plus soif par la plupart des « spécialistes », vous êtes dans l’erreur, et cela du tout au tout.

(Doxa : opinions et présuppositions communément admises par une majorité de spécialistes)

D’abord, le comportement du chien ne s’explique en aucune manière par quelque volonté de nuisances que ce soit : il s’agit simplement d’une réponse à un excès d’anxiété ! La solitude a généré chez l’animal l’angoisse de l’abandon, à laquelle il a répondu par une forme de comportement de dérivation : le prédateur qui sommeillait en lui a distrait son angoisse en déchiquetant ce qui se trouvait à sa portée.

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On pourrait trouver une explication du même ordre pour la malpropreté.

Reste à déchiffrer l’attitude de l’animal, à votre retour. Dans tous les cas, on vous dira que le chien n’a pas la mémoire de ce qu’il a fait, et qu’il n’y attribue aucune valeur de bien ou de mal. Il n’en serait tout simplement pas capable. S’il fanfaronne, c’est seulement qu’il est content de vous revoir, et qu’il vous fait fête !

Et s’il prend un air piteux ? Ne cherchez pas là le moindre sentiment de mauvaise conscience ! Le plus vraisemblable est que de telles dégradations ne sont pas les premières, et que vous aurez mal réagi aux précédentes : d’une façon ou d’une autre, vous aurez fait preuve de votre mécontentement, ce qui est très vilain de votre part ; le chien n’a pas compris bien sûr, mais il se souvient que votre retour n’est pas nécessairement un moment agréable pour lui. Donc il a l’air piteux, non parce qu’il regrette ce qu’il a fait, il n’en a même pas conscience, mais parce qu’il vous craint.

Donc, pour conclure, vous avez tout faux : les dégradations, c’est votre faute, car vous avez soumis l’animal à une forme d’agression à laquelle il n’était pas préparé. Et votre comportement à la suite de ce traumatisme infligé au pauvre animal a ajouté un traumatisme supplémentaire…

À ce stade de l’exposé, vous vous demandez sans doute ce que vous auriez dû faire : les conseils donnés par les spécialistes sont assez uniformes ! Avoir l’air de ne s’apercevoir de rien, faire fête au chien, comme si tout allait bien. Et surtout, ne rien ramasser, ne rien ranger, ne rien nettoyer en sa présence : ce serait donner de l’importance à son comportement. Vous attendrez pour tout remettre en état… que le chien soit ailleurs !

Maintenant, vous avez parfaitement le droit de vous demander pourquoi, avec une telle politique, votre prochaine absence ne sera pas suivie des mêmes égarements…

A-t-on le droit de discuter la « Doxa » officielle ? Pas si sûr : beaucoup d’entre vous penseront que si la majorité penche d’un côté, inutile de prétendre pencher d’un autre.

Cependant, nous vous rappelons que la « Doxa » recommande la pratique d’une alimentation par croquettes industrielles, et qu’on estime aujourd’hui que 95 % des chiens sont nourris de cette façon. Pourtant, il est absolument certain que ces mêmes croquettes sont une catastrophe absolue pour les chiens, avec des conséquences quasi inévitables et dramatiques sur leur santé.

Laissons les croquettes pour le moment, et revenons à notre sujet : le chien a voulu se venger de s’être trouvé seul.

Le comportement de dégradation, comme celui de malpropreté, sont-ils des comportements de dérivation ? À notre avis, c’est tout à fait possible. C’est même vraisemblable.

Pour autant, l’animal a-t-il plus ou moins conscience de « mal se comporter » ? Malgré ce que dit la « Doxa », et avec un certain nombre d’autres, nous pensons que les animaux sont des « personnes », douées d’un certain degré de conscience, de sens du bien et du mal, et donc une certaine « intention » n’est peut-être pas complètement à écarter !

Mais au fond, une réponse certaine à cette question a-t-elle réellement un intérêt ? Ce qui compte pour quiconque vit avec un animal, ce n’est pas tant de savoir pourquoi tel comportement inapproprié se produit, mais plutôt de trouver les moyens d’empêcher ce comportement, et, subsidiairement, de savoir quelle attitude adopter si malgré tout ce comportement venait à se produire.

Or il se trouve que nous avons répondu plus que par le détail à ces deux questions dans l’un de nos guides : « Découvrez comment guérir votre chien qui pleure quand il est seul ! » C’est avec plaisir que nous y renvoyons notre lecteur.

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Moins que des considérations « intellectuelles », vous y trouverez des réponses pratiques, qui ont en tout cas une caractéristique : elles ont fait la preuve de leur efficacité !

Par exemple, revenons à notre point de départ : vous découvrez en rentrant les dégradations commises par votre chien. Que proposons-nous ?

Punir ? Comment ? De toute façon, cela ne serait efficace que si nous sommes sûrs que le chien sait qu’il a mal agi. Nous pouvons le présumer, c’est vrai, mais de là à en être sûr ? Et si nous nous trompions, et si nous étions injuste ?

En revanche, ce dont nous sommes sûrs, c’est que le chien est une « personne » comme toutes les autres personnes. Et une caractéristique commune à toutes les personnes est de préférer être en harmonie avec leur entourage, ici, avec les personnes de leur entourage.

En l’absence de cette harmonie, nous subissons, tous, uniformément, un certain sentiment d’inconfort.

Voilà qui peut dicter votre attitude, quand vous découvrez une « faute » ! Boudez ! Ignorez votre chien ! Il vous fait fête ? N’en tenez aucun compte ! Faites comme s’il n’existait pas ! Et loin de vous cacher, c’est devant lui, et fort ostensiblement, que vous remettez votre intérieur en état ! Puis vous continuez de bouder quelques instants, et c’est seulement alors que vous semblez vous apercevoir de l’existence de votre chien…

On pourra vous dire ce que l’on voudra de notre méthode, mais ce que nous pouvons vous garantir… c’est qu’elle fonctionne !

Et par ailleurs une méthode qui prend l’animal pour ce qu’il est : un être capable de conscience, de raisonnement et du sens d’autrui. Pas vraiment irrespectueux, qu’en pensez-vous ?

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